Et si on visitait… Les supermarchés japonais ?

Les différences culturelles se manifestent partout, même dans les supermarchés. Je vous invite aujourd’hui à découvrir les grandes surfaces japonaises, sous diverses facettes, parfois très étonnantes. On parlera également des convinis, ces superettes ouvertes 24h/24h, ayant envahi le pays.

Supermarché

Un grand choix, et un petit prix !

Les dispositions dans les supermarchés japonais ne changent guère de ce que l’on peut trouver ici. On a le rayon légume en rentrant, puis d’autres rayons frais et des frigos entourent le centre du magasin, dans lequel sont disposés les autres rayons, sous forme de couloirs.
Mais au Japon, à l’instar des charcutiers en Occident, on retrouve parfois des poissonniers au sein du supermarché. Ainsi, vous choisissez un poisson dans un des aquariums, et le poissonnier vous le coupe sur place, selon vos envies. Pas si étonnant que cela finalement, lorsqu’on sait que le Japon est le deuxième consommateur de poisson dans le monde. D’ailleurs, hormis le poissonnier, il suffit de voir l’étendue de la poissonnerie pour s’en rendre compte.

Bentôôô

Un deuxième aspect propre au pays du soleil levant est la présence du rayon bentô. Les bentôs sont ces lunchbox à la japonaise, composés de plusieurs compartiments, dans lesquels sont garnis le riz, la salade, le plat, etc. En effet, on retrouve grand nombre de bentos de toutes sortes, mais aussi d’autres produits emballés prêts à manger comme des onigiris. De plus, ces casse-croûtes sont souvent frais du jour ! Par ailleurs, on retrouve souvent dans ce rayon un compartiment “friture”, où sont alignées différentes fritures, que cela soit du poisson, de la viande ou des croquettes. Il va sans dire que ces aliments sont conservés au chaud, parés à être mangés.

Bien qu’en Belgique (ou en France), acheter du pain au supermarché est considéré comme “tabou” et que l’on préfère passer commande chez un boulanger, ce n’est pas le même cas au Japon. En effet, il n’existe pas autant de boulangeries qu’en France, et les habitants sont souvent obligés d’acheter du pain au supermarché. Voilà pourquoi tous les supermarchés japonais possèdent un rayon boulangerie, très bien approvisionné. En effet, on retrouve des pains emballés, mais aussi cuit le jour, et également plusieurs patisseries comme des éclairs… Signalons également que les japonais ne mangent presqu’exclusivement que du pain blanc, et qu’ils ont leurs patisseries nationales, comme le pain garni aux haricots rouges (An-Pain) ou le “Melon-Pain”, qui est un pain sucré, ayant la forme d’un demi melon.

 

 

À présent, voyons le côté logistique.

D’abord, au niveau des horaires, les grandes surfaces sont ouvertes 7 jours sur 7, et souvent de 9h à 22h. Certaines sont même ouvertes jusqu’à 2h du matin, voire 24h/24h.

Les caissier(e)s restent debout durant tout leur service.

Mais une fois que l’on fait les courses, la chose la plus marquante pour un occidental sera sans doute la vitesse à la caisse. Finies les files interminables et les appels responsables ! Cette efficacité est probablement due à leur système informatique plus efficace, mais aussi à le fonctionnement du passage à la caisse. Effectivement, le caissier ayant scanné les articles, les remet dans un panier, avec quelques sachets en plastiques, et le client, après avoir payé, doit se poser sur une table plus loin pour les ranger dans les sacs.
Un autre phénomène marquant également, les caissiers sont toujours debout, alors que nous avons l’habitude de les voir plutôt assis en Occident. Ce comportement montre en fait l’esprit “le client est roi”, dans lequel le personnel ne doit pas se trouver dans une position plus confortable que les acheteurs.

Sinon, on retrouve souvent des stands au sein du magasin, où des employés font goûter des marchandises spécifiques (chaudes ou froides) aux clients, et ce afin de les convaincre.
Enfin, quant aux caddys, il ne faut jamais insérer de pièce pour pouvoir les utiliser !

Parlons un peu des “drugstore” maintenant. Car au Japon, il faut savoir qu’on vend rarement des produits d’entretiens ménagers et sanitaires dans les supermarchés. Ainsi, si l’on veut acheter par exemple un shampoing, il faut passer par un “drugstore”, un concept qui vient des USA. Ces magasins sont spécialisés dans les produits sanitaires et de ménage, mais font également office de pharmacie. De même, lorsque les drugstore sont de relativement grandes tailles, ils vendent aussi des boissons (alcoolisées comprises), snaks et nourritures instantanées ou encore des produits de maquillage.
Bien sûr, il existe des hypermarchés qui combinent drugstore et supermarché.

Convini

Cloturons l’article avec le désormais célèbre “convini” (aka convinience store), ces dépanneurs (ou “paki” pour les intimes) japonais. Le principe du convini est simple : être ouvert 24h/24h, 7j/7j, durant toute l’année, et proposer tous les nécessaires minimums pour vivre. Les convinis ont souvent une petite superficie (entre 30m² et 250m² selon les règles), et vendent à peu près de tout, comme des magazines, journaux, CD/DVD, produits sanitaires, pains, boissons, alchool, nourriture instantané, friandises, bentôs, cigarettes… De plus, les produits ne sont jamais excessivement chers, les magasins étant la plupart du temps des grosses chaînes d’entreprise. À titre d’exemple, “7-Eleven”, qui est la plus grosse société, possède 13400 magasins à travers le pays (Juillet 2011). Les convinis proposent également un terminal informatique accessible dans les magasins, qui permet aux clients de réserver des places de concert, cinéma, avion, etc. Ils mettent également à disposition un micro-onde et de l’eau chaude, pour que les acheteurs puissent manger leurs plats instantanés comme des nouilles tout de suite après l’achat. Par ailleurs, afin de se démarquer des autres convinis, les sociétés proposent souvent des collaborations, tel que la vente des produits Evangelion chez Lawson par exemple.

Avec ces plus de 43000 magasins à travers la terre nippone, le convini est devenu un lieu indispensable pour bon nombre de japonais, dont il est difficile de s’en séparer, une fois que l’on est habitué.

Commentaires

  1. caillou Répondre

    « paki »…tiens tiens, j’ai déjà entendu cette expression de Lucane :)

    En tout cas, tes articles ( si on visitait…) sont super bien documentés,.

    Bonne continuation et excellent anniversaire à votre blog

    caillou

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