Et si on visitait… Tokyo ?

Le principe de « Et si on visitait… » est simple, il a pour but de vous faire découvrir une ville, un lieu, ou parfois même un bâtiment au Japon à travers des récits et des photos prises lors de mes séjours. Toutefois, je tiens à préciser que ces articles seront des visites touristiques sans guide, dans le sens où il est très peu question de l’aspect historique et politique du lieu rencontré, en dépit du plaisir des yeux.

Pour ce premier article inaugurant la série « Et si on visitait », nous allons nous tourner vers Tokyo, cette métropole aux milles visages. Ces milles « visages » se traduisent en fait par la pluralité des quartiers, tous différents les uns des autres et chacun ayant son charme. Mais comme toutes les villes de l’archipel, il est possible de les classer en deux catégories : les quartiers « modernes » avec ses gratte-ciels ou ses rues commerçantes et les quartiers « traditionnels » avec ses temples ou les domaines naturels conservés. Cette harmonie entre modernité et tradition est d’ailleurs une des choses qui rend le Japon si attrayant.

Akihabara

Qui dit modernité, dit technologie. Or Akihabara est certainement le lieu où est rassemblé le plus de magasins d’électronique par mètre carré. Un centre commercial ne vendant que des produits électroménagers, un grossiste de pièces PC, ou même un vendeur spécialisé en jeux 8 bits, bref on y trouve de tout. Mais Akihabara c’est aussi la culture, ou plutôt la « néo-culture », celle proclamée par les otakus. Ce que j’entends par la néo-culture japonaise est tout ce qui touche aux mangas et animes. Prenons l’exemple du maid kissa (ou maid café), emblème du « moe » qui a connu son essor à Akihabara. Un endroit où l’on peut venir boire un café, tout en étant chouchouté par des serveuses habillées en uniforme de domestique, des maids en somme. On retrouve ainsi un nombre faramineux de libraires mangas et dojins, magasins de figurines ou des maids kissa et cosplay kissa. Un veritable paradis sur terre.

Akihabara

Akihabara

Des magasins collés les uns aux autres, essayant de gagner de la superficie en jouant sur la hauteur et les étages.

Akihabara

Akihabara

Les magasins d'éléctroniques, "en veux-tu en voilà". (source : flickr)

Akihabara

Akihabara

Tasogare Maid (Maid mélancolique) (source : flickr)

Akihabara

Akihabara

Les "maids" en pleine promotion, à essayer d’attraper des clients potentiels.

Akihabara

Akihabara

Animate, Tora no Ana, des paradis pour les amateurs de mangas. (source : flickr)

Akihabara

Akihabara

Le Yodobashi, un magasin d’électronique énorme, devenu aujourd'hui l'emblème de Akiba.

Odaiba

C’est en prenant le Yurikamome, un train aérien automatisé, qu’on peut passer de Tokyo vers cette île artificielle qu’est Odaiba. C’est à l’époque d’Edo que celle-ci a été construite, pour but de contrer les conquérants américains, en installant des batteries de canons maritimes. Mais ce sera seulement vers 1995 qu’Odaiba connaîtra une véritable urbanisation, sous une directive qui a pour but d’attirer les tokyoïtes afin de limiter la densité de population importante en centre-ville. C’est d’ailleurs la première chose qui frappe lorsque l’on arrive sur l’île : des rues spacieuses, des places publiques, des buildings qui ne sont pas collés les uns des autres, on est bien loin des encombrements (tant démographiques que spatials) du centre-ville.

Odaiba

Odaiba

Un building résidentiel assez spécial...

Odaiba

Odaiba

Un Gundam en taille réelle, qui fut exposé à Odaiba durant l'été 2009 (source : flickr)

Odaiba

Odaiba

Le Raimbow Bridge, qui assure la connexion entre Odaiba et la ville de Tokyo (source : flickr)

Odaiba

Odaiba

Le bâtiment phare d'Odaiba, celui du Fuji-TV

Shibuya

Avec sa station proposant des dizaines de correspondances et son carrefour le plus fréquenté au Japon, Shibuya est certainement ce qu’on pourrait appeler le carrefour de Tokyo. Grande population oblige, Shibuya est un quartier d’amusement et divertissement où on retrouve divers shopping, game centre mais aussi des magasins ‘hot’ actifs la nuit. Enfin, une chose dont je ne peux omettre en parlant de ce quartier est la statue de Hachikô, lieu de rendez-vous par excellence et emblème de Shibuya. Pour rappel, Hachikô est un brave chien, connu pour sa fidélité. Son histoire a même été adaptée au grand écran, avec Richard Gear au rôle principal.

Shibuya

Shibuya

Hachikô, un bon toutou.

(source : flickr)

Carrefour de Shibuya

Shibuya vue de haut

Shibuya vue de haut

On peut reconnaître le shopping 109 à gauche, le carrefour en face et d'autres galleries (source : flickr)

Carrefour de Shibuya

Carrefour de Shibuya

des milliers de personnes traversent ce carrefour par jour, et pour l'avoir fait quelques fois, on ne s'y habitue pas...

Gare de Shibuya

Gare de Shibuya

(source : flickr)

Ikebukuro

Ikebukuro est un quartier tout à fait classique aux premiers abords, avec une centralisation des shopping mall aux alentours de la gare, son quartier de nuit avec des bars et restaurants… Pourtant, il est connu comme étant la petite sœur d’Akihabara. En effet, il existe à Ikebukuro une allée du nom de « Otome Road » (Otome signifiant jeune fille puérile) où regroupe toutes sortes de magasins pour les fujoshis, l’équivalent du otaku féminin et souvent amateur des yaoi et boys-love. Du ce fait, ce ne sont plus des maid-kissa qu’on rencontrera mais plutôt des « Shituji Kissa » avec des serveurs masculins. Aussi, je n’ai pas pu m’empêcher de parler de ce quartier après avoir vu « Durarara ! », un anime se déroulant à Ikebukuro, que je vous conseille vivement de regarder.

Ikebukuro

Ikebukuro

Une librairie dôjin dans le Otome Road, fréquentée principalement par les otakus féminins

Ikebukuro

Ikebukuro

Libraire Dôjin

Ikebukuro

Ikebukuro

Le Sunshine 60 Street, rue commerçante.

Harajuku

Harajuku est un quartier très spécial où on retrouve deux tendances totalement opposées : le luxe et la jeunesse. Deux des plus grandes rues de Harajuku montre d’ailleurs très bien ce phénomène. Avec d’un côté le « Omote-Sandô », aussi appelé les Champs-Elysée de Tokyo, où l’on retrouve tous les magasins de luxes tels que Louis Vitton, Dior Prada… Et de l’autre côté le « Takeshita-Dôri » une rue réservée exclusivement aux piétons, où se positionnent divers magasins de vêtements de mode mais aussi des talents shops, vendant des goodies officiels ou photos signés des stars japonaises. Notons aussi la présence du Meiji-Jingû à côté de la gare de Shinjuku, un sanctuaire shintoïste qui fait partie des plus grands de Tokyo. On  trouve également une place publique près de la gare, où les cosplayers et les lolitas se rassemblent pour leur meetings journaliers ou pour s’exposer sous les regards curieux des touristes. Le Japon c’est aussi ça, une confrontation entre deux générations totalement différentes, la nouvelle et la traditionnelle. Il faut avouer que voir ces lolitas à côté d’un temple, c’est plutôt cocasse…

Harajuku

Harajuku

Lolita's meeting time ! (source : flickr)

Harajuku

Harajuku

Omote-Sandô, Champs-Elysée de Harajuku

Harajuku

Harajuku

Le Takeshita-Dôri avec magasins de modes, fast-food...

Harajuku

Harajuku

Un quatuor "new-gen", une photo très réussie (source : flickr)

Harajuku

Harajuku

Un mariage traditionnel au Meiji-Jingû (source : flickr)

Harajuku

Harajuku

Le Meiji-Jingû (source : flickr)

Harajuku

Harajuku

Le Takeshita-Dôri toujours bondée, surtout par des jeunes

Les autres quartiers à ne pas omettre :

Shinjuku : quartier d’affaire avec ses grattes-ciels grandioses. Le shinjuku-Nichoume est aussi réputé pour être le quartier gay le plus connu de Tokyo.

Ginza : quartier chic, avec des magasins de luxe.

Roppongi : quartier nocturne, avec des bars, clubs, magasins hot etc. Un endroit plein de néons.

Kichijôji : quartier universitaire mais aussi un « dépot » des studios d’animations, où on retrouve le studio 4°C, studio Deen etc. mais aussi le musée Ghibli.

Ueno : Connu pour son grand parc avec des temples et le plus vieux zoo japonais, datant du 1882.

Asakusa : quartier ancien, avec le célébre Kaminari-Mon (porte du tonnere) et le Sensô-ji, le plus vieux temple bouddhiste à Tokyo.

Ueno

Ueno

Le parc d'Ueno en hivers, avec des cerisiers sans fleurs (pour une fois !) (source : flickr)

Asakusa

Asakusa

Une allée qui mène vers le temple, avec des magasins de souvenirs.

Asakusa

Asakusa

Une deuxième porte à passer, après la porte du tonnerre, pour enfin arriver au temple.

Asakusa

Asakusa

Une fumée bénie, que les gens imprègnent dans leur peau afin d'avoir la bénédiction divine.

Asakusa

Asakusa

Le Kaminari-Mon, la porte du tonnerre, qui se trouve à l'entrée du temple.

Asakusa

Asakusa

Vente des "omikujis", un petit message prédisant votre avenir et donnant des conseils pour le futur.

Asakusa

Asakusa

Une vieille porte située pas loin du Sensou-ji. Ça, c'est du wabi-sabi !

Asakusa

Asakusa

Le Sensou-Ji, temple bouddhiste d'Asakusa.

Asakusa

Asakusa

Les "Yatai", des magasins/restaurations traditionnels ambulants

Roppongi

Roppongi

Roppongi la nuit, lorsque le quartier se réveille...

Roppongi

Roppongi

Le quartier nocturne par excellence, avec ses néons et ses bars etc. (source : flickr)

Ueno

Ueno

Lac Shinobazu en hivers, lorsque les nénuphars ont perdus leurs feuilles (source : flickr)

Ueno

Ueno

Rocher à côté du lac de Shinobazu, gravé "Shinobazu no Ike"

Le parc en automne (source : flickr)

Ueno

**Notes : A l’heure actuelle plusieurs photos proviennent de flickr, en raison d’un problème de lecture avec ma carte mémoire. Dès que le problème sera réglé, elles seront remplacées par mes propres photos !

Commentaires

  1. Christian Meylemans Répondre

    KONNICHIWA ! DOMO ARIGATO! Génial votre initiative!
    Christian-san

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