La scolarité au Japon : Première Partie

La vie scolaire fait partie de ces chocs que l’on peut rencontrer à l’égard de deux cultures différentes. Dans ce premier article, je vous propose de découvrir comment fonctionnent les écoles maternelles et primaires au Japon, de divers points de vues. Précisons tout de même quelques notions globales avant d’entamer l’article. La rentrée des écoles japonaises se passe au mois d’avril, sous les pétales des cerisiers, que cela soit dans les études inférieurs ou supérieurs. Par ailleurs, il existe trois grosses périodes de repos, les vacances d’été, d’hivers et du printemps. Aussi, j’aimerais tout de même souligner que tout ce que je parle ici est un cas général. Il existe bien sûr des écoles qui ont quelques règles différentes.

École maternelle

Organisation

Il existe deux sortes d’écoles maternelles au Japon : le “Yôchi-en” (composé de « Yôchi » signifiant le berceau et « En » désignant un lieu, un établissement) et le “Hoiku-En” (« Hoiku » signifiant la garde). La différence principale entre les deux étant que le premier est une école, sous le contrôle du ministère de l’éducation, et le deuxième est une garderie, sous la main du ministère de la santé. Bien que l’on fasse une distinction entre les deux, au niveau des heures d’ouverture (les Yôchi-en étant une école, ils sont censés fermer plus tôt) ou de la restriction des âges (les Yôchi-en n’acceptent que les enfants de plus de 3 ans), en réalité il n’y a pas de grosses différences entre les deux. De nos jours les Yôchi-en organisent aussi des garderies, et le cursus donné dans les années supérieures est quasiment identique (alphabet, etc.). Peut-être la plus grosse différence réside dans les diplômes des instituteurs. Ceux des Hoiku-En doivent posséder un certificat délivré par l’état, suite à un examen.

Les enfants jouant au Mélodica

De manière générale, les Hoiku-en et les Yôchi-en sont composés de plusieurs classes, selon les âges des enfants, avec une institutrice principale par année. Souvent, c’est à partir de la dernière année que l’on commence à donner des cours élémentaires, tel que l’apprentissage de l’alphabet (Hiragana, Katakana) ou des chiffres. La journée peut se résumer selon une succession des activités (jeu musical par exemple, la plupart des établissements possèdent un piano), du temps libre dans la cour de récréation, où l’on retrouve toboggans et balançoires, et des siestes. Il y a aussi des « leçons » de musique, pendant lesquelles on joue des castagnettes et du mélodica (un instrument peu connu ici, mais tous les japonais ont un jour soufflé dedans !).

Culture

Des événements spécifiques sont également prévus durant les saisons, comme par exemple le « Undô-kai » (le jour du sport, avec diverses épreuves sportives) en automne, le « Natsu-Matsuri » (la fête de l’été) en été, avec des enfants qui viennent en Yukata (kimono léger) à l’école le soir pour danser le « Bon-Odori », ou encore des bains dans la piscine. Personnellement, une des activités qui m’a marquée le plus était le « Otomari Hoiku » lors de ma dernière année, qui consistait à dormir une nuit à l’école, avec ses camarades et ses instituteurs. Il fallait alors préparer le dîner tous ensemble, disposer les lits… Bref, toute une aventure !

Pour ce qui en est de la nourriture, soit les établissements disposent d’une cantine, soit les enfants viennent avec leurs bentos. Pour ceux qui l’ignorent, les bentos sont des lunchbox à la japonaise, souvent à plusieurs étages, que les mamans (ou les papas) préparent le matin pour leurs petits. Ils comportent généralement du riz et des accompagnements.


École Primaire

L’enseignement primaire au Japon est reparti sur six années, tout comme la formation francophone. En général, il y a trois classes par année d’étude, et chaque classe possède son propre local. De même, un professeur principal est attribué à chaque classe, avec qui l’on suit tous les cours. L’instituteur doit donc être capable d’enseigner les mathématiques, le japonais mais aussi la musique ou l’art plastique. Dans certaines écoles, il existe également une classe spéciale où sont regroupés les enfants d’handicap mental, qui suivent des cours particuliers. Ces enfants partagent également du temps avec les autres élèves, durant la récréation ou lors du déjeuner, ce qui permet d’établir un contact entre les écoliers et abolir certains préjugés.

Au niveau des infrastructures, l’établissement possède la plupart des cas un hall intérieur, une cour extérieure mais aussi une piscine de 25m extérieure. Il y a également une infirmerie, salle d’expérience, salle de cuisine, salle de musique etc.

L’étude

Nous allons passer quelques cours en revue, pour percevoir les nuances qui existent entre les écoles francophones et japonaises. Il est important de savoir que toutes les écoles publiques suivent le même cursus au Japon, dicté par le ministère de l’éducation. Ainsi, l’entièreté des élèves reçoit à chaque début d’année scolaire un support de cours pour chacune des matières.

Japonais : On apprend principalement à lire et à analyser des textes, ainsi qu’à assimiler les kanjis. Pour rappel, les kanjis sont des idéogrammes qui font partie d’un des trois alphabets japonais. Les étudiants apprennent ces 2000 caractères basiques durant leur 12 années d’études.

Mathématiques : Les chiffres étant universels, il n’existe pas de grosses différences entre le Japon et la France. Quoique l’enseignement primaire japonais a peut-être un meilleur niveau, surtout dans la rapidité des calculs. Par exemple, l’école nous fournit de divers matériels, comme des cartes spéciales, pour pouvoir apprendre les 9 tables de multiplications par cœur.

Shosha (ou Shûji) : Cours spéciaux dans le cadre de l’apprentissage du japonais, afin d’apprendre à bien écrire les lettres des alphabets (hiragana et kanji). Les élèves possédant tous leurs outils de calligraphie fournis par l’école, ils doivent écrire des lettres avec de l’encre de chine, sur du papier particulier.

Musique : Les élèves apprennent à chanter ou jouer des instruments, comme l’harmonica ou l’incontournable flûte à bec.

Art Plastique : On y fait de la peinture, sculpture ou la gravure. D’ailleurs, les écoliers sont obligés de se procurer des couteaux de gravure de diverses tailles pour ce cours.

Gymnastique : Véritable cours de gymnastique, à ne pas confondre avec un cours de sport. On apprend à faire des figures avec une barre horizontale, à courir, sauter etc. En été, des cours de natation sont donnés dans la piscine extérieure.

Seikatsu-ka (« Seikatsu » signifiant la vie, et « Ka » désignant que c’est un cursus) : Cours enseigné durant les deux premières années, il montre les notions nécessaires pour vivre dans le milieu social. Par exemple, l’enseignement de ce qu’est la nature ainsi que la société. Une des activités classiques est de demander aux enfants d’élever une plante, de la graine au floraison. Dans les années ultérieures, le cours se sépare en un cours de « Science » et de « Éducation civique ».

Katei-ka (« Katei » signifiant le domicile) : Donné dans les classes supérieures, on apprend, comme son nom l’indique, toutes les choses utiles dans la vie de tous les jours, comme la cuisine, l’utilisation des monnaies ou la couture.

Cours spéciaux : Des cours particuliers sont également donnés quelques fois par an. Ces cours portent essentiellement sur « comment se comporter en cas de danger ». Nous faisons donc des exercices d’évacuation en imaginant un cas d’incendie, ou des leçons théoriques et pratiques pour se préparer à une éventuelle séisme (voir photo de milieu ci-dessous).

S’ajoutent à ces cours les devoirs. Ces devoirs consistent souvent en des lectures de textes, ou des exercices à préparer. Il existe également des devoirs facultatifs, plus axés sur l’écriture, comme par exemple la rédaction d’un journal intime, où l’élève est libre d’écrire ce qu’il lui semble, que cela soit sur son chat ou comment cuire un gâteau. Le professeur, lors de la lecture, pourra alors non seulement corriger les fautes de japonais mais aussi mieux connaître l’enfant à travers cette description de sa vie privée.

Qu’en est-il de l’évaluation ? L’année scolaire au Japon est composée de trois quadrimestres, chacun séparé par une période de vacance : le premier, d’avril à juillet, le deuxième de septembre à décembre et le dernier de janvier à mars. Et c’est à la fin de chacune de ces périodes que l’élève reçoit son bulletin. Le bulletin comporte une évaluation détaillée de toutes les matières, où chaque cours a droit à trois ou quatre critères (par exemple, pour le cours de japonais : lecture, écriture, participation en classe, expression, etc.) chacun évalué sur une échelle de 4 appréciations (ou 3, 5… dépendant des écoles, mais jamais une note sur 20 ou un pourcentage) comme A, B, C, D ou encore double-cercle (= très bien), cercle (= bien), triangle (= peut mieux faire) et croix (= à travailler). En plus de ces évaluations, le bulletin comporte également un mot du professeur envers l’élève, pour le féliciter ou l’encourager, et un mot pour les parents, pour des éloges ou des avertissements.

La méthode d’évaluation dépend bien sûr d’un cours à l’autre, mais en règle générale, il y a d’une part une appréciation du professeur, basée sur ses observations, et d’autre part le résultat des interrogations, purement chiffré. Ces interrogations sont séparées en deux catégories. La première, des « mini-interrogations » organisées par le professeur durant le quadrimestre, portant sur une matière très spécifique comme la connaissance des kanjis ou les table de multiplication. La deuxième, les évaluations prescrites par  le ministère. En effet, puisque tous les élèves des écoles publiques japonaises suivent le même programme, avec le même support, il est dans la logique des choses d’être soumis à la même évaluation. Ainsi, une « grosse » interrogation est toujours prévue à la fin de chaque matière importante, de même qu’une interrogation « globale » en fin de quadrimestre. Ces interrogations sont relativement faciles, et conçues de sorte que les élèves puissent facilement faire un 80-100/100. Il n’y a donc aucun stress au niveau des élèves vis-à-vis de ces examens. Dans les rares cas où un enfant est en difficulté, le professeur contacte les parents (par le biais du bulletin ou directement au téléphone) pour leur proposer d’engager un professeur privé ou suivre des cours dans un juku. Mais il est rare d’avoir des cours de remédiations au sein même de l’école.

Rappelons que bien que tous les élèves japonais passent ces mêmes interrogations, ce n’est pas pour autant que le bulletin des enfants reflète le niveau de l’établissement, puisque le professeur ajoute une appréciation personnelle, dont la pondération varie d’une école à l’autre. En fait, le niveau des établissements primaires est partout presque du même niveau, grâce à cette volonté du ministère de globaliser le cursus. Il existe bien évidemment des établissements privés (les « shiritsu ») où le niveau peut alors changer.

Horaire typique d'un enfant en 5ème année

Horaire typique d’un enfant en 5ème année

Ensuite, pour ce qui est des horaires, les enfants suivent à peu près 25 séances de cours par semaine, où une séance correspond à 45 minutes de cours. Pour vous donner une idée, j’ai traduit sur l’image à gauche un horaire typique d’un enfant japonais. Il y a encore une dizaine d’années, les élèves avaient également cours le samedi matin. Pour ce qui est des vacances, comme il a été mentionné précédemment, il y a trois grandes vacances scolaires entre chaque quadrimestre, celle de l’été (fin juillet à début septembre), d’hiver (fin décembre à mi-janvier) et de printemps (fin mars à début avril). Il existe également le  »Golden Week », une semaine de vacances au début du mois de mai, ainsi que toutes sortes de congés. Jusque là, rien d’anormal. Mais une des particularités nippones est ce que l’on appelle « les devoirs des vacances d’été ». Un véritable traumatisme pour les enfants japonais. En effet, ces élèves ont la lourde tâche de finir complètement un cahier d’exercice, mais aussi d’écrire un journal de vacances, et de raconter ce qu’ils ont fait durant leurs journées. De plus, ils doivent aussi remettre leur « Jiyû-Kenkyû » (« Jiyû » = libre, « kenkyû » = recherche). Cela consiste en une rédaction d’un rapport, sur un thème que l’on a décidé durant l’été. Le rapport peut être une analyse sur « comment un chat passe sa journée » ou encore « comment faire un avion en papier qui vole ».

Culture

L’équipe qui met le plus de balles dans le panier remporte la victoire !

Heureusement, il n’y a pas que des activités laborieuses durant les saisons. Tout au long de l’année, divers événements sont organisés comme des pique-niques dans les bois ou la fête de la musique pendant laquelle chaque classe représente un mini-concert. On retrouve bien sûr le jour du sport, le Undô-kai, mais sur une échelle plus grande que ce que l’on a vu dans les maternelles. Ce sont tous les élèves de l’école qui sont en compétition, séparés en deux équipes, les rouges et les blancs, et se confrontent sur un système de point. Les points sont attribués selon les résultats des duels, comme des courses (individuels ou en équipe, avec ou sans obstacles, etc.) ou un concours de lancées de balles en chiffons (fabriqués souvent par les parents des élèves) dans des paniers.

A présent, parlons des choses intéressantes : le repas !

Miam miam Time ! Super convivial ^^

Contrairement à la maternelle, on mange toujours un repas chaud (le fameux « Kyûshoku ») en primaire. Mais une grosse différence entre ici et là-bas est le fait que chaque classe mange ensemble (professeur y compris), dans leur propre local. En effet, environ 5 personnes sont choisies en début de chaque semaine, pour s’occuper du repas. Ces élèves doivent assurer le transport des couverts et des plats entre la cuisine et le local, ainsi que le service. Classiquement, nous avons droit à une brique de lait, une portion de riz (ou du pain), un accompagnement et un dessert. Les plats changent tous les jours, comme du curry, poissons panés, soupe au porc… Mais il existe des jours spéciaux où nous avons droit à des plats typiques. Par exemple les mochis (= pâte de riz) en janvier ou les maki-zushis (= les sushis en rouleaux) les jours des fêtes.

Hormis la nourriture, il y a bien d’autres différences culturelles. Citons quelques exemples, à commencer par le ménage en fin de journée. Les élèves doivent impérativement nettoyer leur local, les couloirs et les toilettes chaque jour avant de quitter l’école. Les tâches de chacun sont déterminées en début de semaine, comme le balayage, la balayette, le nettoyage des bancs ou des fenêtres.

Une autre particularité des bambins japonais est incontestablement leur « randoseru », un sac à dos en cuir, de forme carrée, souvent rouge (pour les filles) ou noir (pour les garçons). Ce sac, conçu pour servir durant les 6 années élémentaires, est devenu aujourd’hui un véritable symbole des écoliers venant de la primaire.

Du point de vue vestimentaire, les tenues dépendent de l’école. Certaines imposent un costume spécial, d’autres non. Quelques points communs tout de même : tous les élèves doivent porter un « nafuda » (= « nameplate »), une sorte de badge sur lequel sont notés le nom, l’adresse et le numéro de téléphone fixe du concerné. Aussi, au sein de l’école nous sommes obligés de porter des « uwabaki », des chaussures spéciales pour intérieur.

Sinon, il existe bien d’autres différences qui peuvent paraître étonnantes, comme le fait que les établissements possèdent une cage à poules, dont les élèves s’occupent (pas pour les manger, mais plutôt pour apprendre ce qu’est que « élever un animal »). Une coutume que j’aime beaucoup est le « sekigae » se déroulant chaque trimestre, qui consiste à changer sa place pour un autre emplacement, déterminé par un tirage au sort : un véritable moment de suspense !


Relations sociales

Pour conclure cet article, concentrons-nous sur des choses un peu moins superficielles, à savoir le rapport qu’entretiennent les professeurs vis à vis des élèves, mais aussi celui des parents avec l’école.

Comme vu précédemment, le professeur maintient un lien très étroit avec les élèves : un seul instituteur est attribué à chaque classe, avec qui les écoliers suivent tous leurs cours, mangent ensemble et partagent des moments inoubliables tout au long des diverses activités. L’enseignant est donc très impliqué et n’hésite pas à demander aux enfants de lui raconter leurs problèmes, que cela soit en rapport avec la famille ou l’école. Et ce sont des choses qui arrivent très souvent. Mais pour laisser établir un lien pareil entre le professeur et l’étudiant, il faut bien sûr que les parents aient confiance en celui-ci. Car il faut bien se rendre à l’évidence que l’instituteur passe plus de temps avec ses élèves que les parents avec leurs enfants. Pour assurer ce crédit, deux stratégies sont mises en œuvre durant l’année.

La première, le « Jugyô-Sankan » (littéralement, « l’observation des cours »), consiste à inviter les parents des élèves à rejoindre un cours, pour qu’ils puissent entrevoir comment sont donnés les cours, et comment se comportent leurs enfants. Je ne vous raconte pas le stress que c’est d’avoir les yeux des parents fixés dans notre dos ! Maintenant que j’y pense, ce que ressentait l’enseignant devait être pire …

La deuxième, le « Katei Hômon » (= « visite du foyer ») est tout le contraire du Jugyô-Sankan. Cette fois-ci, c’est l’instituteur qui rend visite aux parents, en se rendant dans les maisons respectives des enfants. On lui sert alors du thé et des gâteaux, et les adultes parlent ensemble, en face à face, sur la scolarité de l’étudiant. Cette visite annuelle était toujours la bienvenue pour les élèves, qui étaient contents d’accueillir leur professeur dans leur maison, dans leur petite vie personnelle. Cela montre bien le lien important qui existe entre l’enfant et son éducateur.

Quant aux parents, ils sont également très impliqués dans la vie scolaire. Ils doivent par exemple s’occuper, à tour de rôle, de la surveillance des bibliothèques ou assurer la sécurité routière sur les grands carrefours proches de l’école. De même, à la manière des actionnaires qui détiennent le contrôle d’une entreprise, les parents ont un certain contrôle sur l’établissement. Ils forment avec les professeurs ce que l’on appelle le « PTA » (Parent-Teacher Association), et participent à l’organisation des événements (Undô-kai etc.) mais aussi à des réunions qui a pour but de discuter de la directive de l’établissement.

Pour finir…

Ce premier dossier sur la scolarité japonaise touche à sa fin, rendez-vous à la deuxième partie pour les études supérieures ! Si vous désirez des détails, des clarifications ou même des questions sur certaines choses (qui ont été traitées ou non dans l’article), n’hésitez pas !

Commentaires

  1. DuDeSaN Répondre

    Merci pour cet article bien interessant!

  2. Dimitri Répondre

    Bravo pour cet article…
    Je souhaiterais des informations complémentaires sur le système d’évaluation et sur les éventuelles remédiations mises en place pour les élèves en difficulté.
    D’avance merci !

    • Suisha Répondre

      Merci !
      Ayant reçu d’autres demandes similaires par mail, une mise à jour de l’article est prévue dans les jours qui suivent… A bientôt !

      MàJ 28/03/13 : C’est fait ! La partie « L’étude » a été revu pour répondre aux questions ;)

  3. kamochi Répondre

    Merci pour cet article clair, très interessant et instructif !

  4. 'Ali Répondre

    Bonjour, et merci beaucoup pour cet article tres interessant et instructif.

    J’aimerais cependant vous demander certains elements plus detailles, pour une recherche comparative que je suis en train de mener ; pourriez vous me dire :
    -combien d’heures par jour / par semaine les enfants passent a l’ecole (heures de cours, et d’activites),
    -combien de jours par semaines
    -et combien de semaines de vacances par annees
    -(et si vous aviez les details des horaires par matieres, ca serait encore mieux, mais je ne veux pas trop demander… l’essentiel est dans les 3 premiers points.)

    Voila, j’espere que vous pourrez m’aider dans cette recherche.
    Merci d’avance.

    ‘Ali

    • Suisha Répondre

      Merci pour le commentaire et ces propositions ! J’ai mis à jour l’article en essayant de répondre à quelques unes des questions (ainsi que celles de Dimitri), en développant la partie « L’étude », sans toutefois entrer trop dans les détails. En espérant vous avoir clarifier sur certains points :)

  5. Marie Répondre

    Bonjour! Merci pour cet article très intéressant, on a bien du mal à trouver des infos précises sur le système éducatif japonais… Je me demandais si vous saviez comment sont formés ces instituteurs japonais (master en science de l’éducation? concours?) car je souhaite devenir ce qu’on a renommé « professeur des écoles » et j’hésite entre faire ma formation en France et tenter ma chance dans les alliances françaises ou voir s’il est possible d’effectuer cette formation directement au Japon via leur propre formation. Voilà donc une grande question qui va déterminer mon orientation pour les études ^^ merci d’avance, Marie.

    • Suisha Répondre

      Bonjour ! Tout d’abord, merci pour votre commentaire… Et désolé pour la réponse tardive !

      Concernant votre question, étant donné que je ne suis pas spécialiste dans ces domaines, j’ai fait quelques recherches du côté des sites japonais et voilà ce que j’ai trouvé :
      Pour devenir professeur dans une école primaire, le processus se déroule en deux étapes.
      Premièrement, il est nécessaire d’avoir un certificat d’instituteur, que l’on peut obtenir après un bachelier ou master spécifique dans une université (ou dans un « Tandai » l’équivalent du « Juinor School » anglais). Plus précisément, il faut que ces études recouvrent un certain nombre de cours spécifique, et selon le parcours, vous obtenez un des trois certificats (type « Spécialisation », type 1 ou type 2). Il est également possible d’obtenir un certificat de type 2 (le moins valeureux des trois), directement en sortant du lycée et sans passer par ces cours spécifiques, en passant un examen organisé une fois par an par le Ministère de l’Enseignement.
      Ensuite, une fois le certificat en main, il est nécessaire de passer un examen d’embauche (et non un entretien, qui se fait encore après !) pour instituteur. Cet examen est organisé soit par la préfécture japonaise, si il s’agit d’une école publique, soit directement par l’école, si vous voulez travailler dans une école privée.

      Voilà, j’espère vous avoir éclairci un peu les choses… Je le répète, mais ma connaissance est très limitée sur le sujet et vous trouverez certainement de plus amples informations auprès de l’ambassade japonais ou un quelconque portail francophone spécialisé en la matière !

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