Critique : Rayman Origins (PS3)

De retour après quelques années d’absence, certainement passées à préparer son grand retour, nous voici de nouveau en compagnie de Rayman … plus en forme que jamais !

Cela faisait en effet un petit moment que l’on n’avait plus vu Rayman dans un épisode original sur nos consoles. Sa dernière incursion remonte maintenant à 2003 avec la sortie de Rayman 3 : Hoodlum Havoc sur PS2, GameCube et Xbox. Le premier épisode fut le seul entièrement en 2D, puisque ses successeurs se sont tous mis à la 3D par la suite. Il n’en est rien avec ce Rayman Origins qui, comme son nom l’indique, va effectuer un véritable retour aux sources en reprenant l’identité visuelle du premier opus ainsi que les mécanismes qui ont fait son succès.

De magnifiques décors, qui recèlent de nombreux dangers ...

De magnifiques décors, qui recèlent de nombreux dangers …

Nous retrouvons donc notre bon vieux Rayman dans le genre qui lui sied le mieux : la pure plateforme. Pas d’objets futiles ni de caméra à gérer, on se contente de venir à bout de la soixantaine de niveaux avant le clap de fin. Cependant, ne vous attendez pas à faire le jeu pour son histoire, qui ne tient que sur quelques lignes,  mais plutôt pour la dose de fun qu’il va vous procurer. Et sur ce point, vous risquez d’être servi ! Comme le plaisir est décuplé à plusieurs, sachez que Rayman : Origins est jouable jusqu’à quatre joueurs (en local uniquement) tout au long de l’aventure. Vous pouvez en effet rejoindre immédiatement la partie en cours d’une simple pression sur un bouton et gifler aider votre coéquipier tout au long du niveau. Un système très simple et qui convient parfaitement bien. Que vos amis soient pacifistes ou non, il y a de grandes chances que cela tourne au boxon (je ne vise personne, hm) donnant lieu à de franches rigolades. C’est dommage de ne pas pouvoir jouer avec des personnes en réseau, en plus du multi local, mais il faut croire que les développeurs ont fait un choix au détriment d’un autre. L’aventure en solitaire ne retire en rien le plaisir du jeu, vu que tout est déblocable seul, mais la coopération apporte un plus non négligeable.

Le déroulement est assez progressif dans son ensemble. Les différents mondes s’enchaînent au fur et à mesure avec une difficulté qui croît en parallèle. Les derniers niveaux vous demanderont une certaine dextérité, sans être impossible non plus je vous rassure, qui risque peut-être de décourager les joueurs les plus occasionnels. Cette progression est marquée par l’octroi de plusieurs  capacités qui vous seront nécessaires pour la suite de l’aventure.
Jeu de plateformes oblige, nous sommes particulièrement plus sensibles aux moindres défauts du gameplay. Sur ce point, Rayman Origins n’est pas aussi précis qu’un Super Mario (bon là c’est la référence) dû aux sauts un peu plus « lunaire », sans pour autant devenir un véritable handicap.

À plusieurs c'est toujours mieux !

À plusieurs c’est toujours mieux !

Comme je vous le disais,  le jeu est composé d’une soixantaine de niveaux, répartis en différents mondes aussi originaux les uns que les autres. D’une forêt luxuriante jusqu’à un environnement assailli par les flammes, les développeurs ont fait en sorte d’apporter une touche artistique à chacun de ces petits univers. Cette touche est transcendée par des graphismes à tomber par terre. Nous avons certes affaire à des visuels en 2D, mais les couleurs chatoyantes associées à une direction artistique somptueuse forment un couple quasiment parfait. Les décors sont à couper le souffle, à mille lieues des superproductions actuelles plus photo réalistes que jamais. On se balade ainsi de tableau en tableau les yeux écarquillés et avec un plaisir non dissimulé. Il en est de même pour les animations, soignées et rigolotes (il n’y a qu’à voir Globox – la créature bleue sur la première image – pour s’en convaincre). Il en est de même pour le character-design des différents protagonistes et antagonistes qui suivent le même ton humoristique qui se dégage de Rayman : Origins. Sachez également que le jeu tourne constamment à du 60 images/secondes, procurant une fluidité sans faille.
Ce n’est pas tout, puisque le titre est aussi agréable à l’œil qu’aux oreilles avec sa bande-son de grande qualité. Les thèmes musicaux s’associent avec brio à l’esprit enchanteur des différents niveaux.

Derrière cette ambiance édulcorée se cache tout de même un challenge global qui plaira aux gamers. En théorie, terminer un niveau consiste simplement à arriver jusqu’au bout de celui-ci afin de libérer les Electoons (des petites bestioles) emprisonnés dans la dernière cage.  Histoire de proposer quelques défis aux assidus des succès/trophées, il y a environ trois cages cachées par niveaux qui permettent de déverrouiller les précieux sésames. De la même manière, le nombre de pièces que vous récoltez au fil des niveaux vous permet de débloquer des niveaux « coffre à pattes ». Ces derniers vous proposent de poursuivre un coffre qui se fait la malle (héhé) tout en évitant les différents dangers suite à la destruction progressive du niveau. Au vu de la rapidité et du sang-froid nécessaire, il vous faudra certainement plusieurs essais (et quelques crises de nerfs) avant d’en venir à bout et exhiber triomphalement son contenu : une dent de la mort. Une fois toutes ces dents réunies, un dernier monde bonus s’ouvre à vous. Comptez également sur un chrono à battre à chaque niveau pour obtenir un énième trophée qui garnira fièrement votre profil. La rejouabilité est par conséquent assez forte et corsée pour pousser le joueur à plonger une nouvelle fois dans cet univers idyllique.

Difficile de cacher mon amour profond pour Rayman : Origins, qui apporte un véritable vent de fraîcheur alors que la tendance actuelle est plutôt orientée « panpanboumboum ». Le prix ayant baissé (30€ en neuf actuellement) rapidement après sa sortie, il serait fortement dommage (voire criminel) de passer à côté d’un tel bijou vidéoludique.

Ce que j’ai aimé :

  • Magnifique visuellement
  • Bande-son de qualité
  • Durée de vie correcte
  • Une difficulté bien dosée
  • Du coop jusqu’à quatre joueurs (local)

Ce que j’ai moins aimé :

  • Pas de coop en réseau
  • Je crois que c’est tout …

Mon appréciation : ★★★★★

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