JV : Pourquoi j’aime la saga Metal Gear Solid

Aujourd’hui, je vais faire l’apologie d’une série qui me tient particulièrement à cœur, à savoir la saga Metal Gear Solid.

Avant d’en venir à ce qui me plaît le plus dans cette série, faisons un rapide voyage dans le temps histoire de remettre les choses dans leur contexte et peut-être faire découvrir Metal Gear Solid aux éventuelles personnes qui n’ont encore jamais joué à l’un de ces jeux.

Tout d’abord, il faut savoir qu’en réalité la série qui englobe tous les épisodes s’appelle Metal Gear. Le terme « Solid » ne désigne qu’une sous-partie de la série. Le début de cette dernière commence donc réellement en 1987 avec la sortie de Metal Gear sur MSX2. La suite arriva quelques années plus tard, toujours sur MSX2, en 1990. Ensuite, la sortie de la Playstation sera l’occasion de voir débarquer le premier Metal Gear Solid, qui va permettre à la série de prendre véritablement son envol, et qui sera suivi par MGS2 : Sons Of Liberty (2001) et MGS3 : Snake’s Eater (2004) tous deux sur Playstation 2. Enfin, le quatrième épisode, MGS4 : Guns Of The Patriots (2008), censé clore la série « Solid » est sorti quant à lui sur Playstation 3. Tous ces jeux sont de type action/infiltration. D’autres opus ont vu le jour sur consoles portables, dont MGS : Peace Walker (2010), mais ne sont pas affublés d’un nombre dans leur nom, ce qui n’en fait par conséquent pas un épisode canonique, malgré le fait qu’une partie de l’histoire y est narrée.

Malgré les capacités techniques limitées de la PS1, MGS 1 possédait une excellente réalisation.

Malgré les capacités techniques limitées de la PS1, MGS 1 possédait une excellente réalisation.

L’histoire, justement, est l’une des principales préoccupations du géniteur de la série, Hideo Kojima, qui est à la tête de Kojima Productions, une division de la célèbre société Konami. Celui-ci est un grand fan de cinéma, et cela se ressent énormément lorsque l’on joue à l’une de ses œuvres. La mise en scène est hollywoodienne, et avec une certaine touche japonaise dans la façon de présenter les choses. Le soucis des détails est également exemplaire. Vous avez peut-être déjà lu ou entendu certains joueurs se plaignant, ou se réjouissant, du nombre de cinématiques dans chaque MGS, qui est tout de même important comparé à ce que l’on voit ailleurs. Lorsque l’on mesure à quel point le scénario de la saga Metal Gear Solid est consistant et compliqué, je me dis que ce n’est pas plus mal, bien que certaines scènes sont par moment dispensables. Et pourtant, le but de chaque jeu Metal Gear est généralement simple : vous incarnez un espion chargé de détruire un mecha, capable de lancer des ogives nucléaires et, qui plus est, détenu par des terroristes. L’aspect « infiltration »  entre en jeu lorsque vous devez vous faufiler entre les gardes pour ne pas vous faire repérer. Rien ne vous empêche de massacrer tout ce qui bouge, mais l’intérêt n’en serait que fortement réduit.

La complexité apparaît quant à elle dans la chronologie des évènements et des liens qui se tissent entre les différents personnages, qui ont tous une histoire à raconter. Entre les coming-out et les révélations surprises, il y a de quoi être étonné. Le background, en plus d’évènements et personnages totalement fictifs, se repose également sur des organisations ou des faits d’actualité qui ont ponctué ces dernières décennies. Vous risquez donc d’entendre parler de Guerre Froide, de CIA, de la crise des missiles de Cuba, etc. Une façon efficace de rendre l’histoire encore plus immersive. Le fil principal est peut-être fort compliqué dans son ensemble, mais on ne s’en pas rend spécialement compte lorsque l’on joue. C’est en essayant de recoller les différents bouts que l’on est un peu perdu. C’est un peu comme si on était en face d’un tableau que l’on voit dans les écoles. Quand on écrit dessus, on comprend ce qui se passe et ce que l’on fait. C’est une fois qu’on recule de quelques pas que l’on voit toutes les implications et relations que l’on est déboussolé.

Ce n’est pas pour autant que l’épopée MGS se prend trop au sérieux ! En plus d’innombrables clins d’œil qui ont été glissés dans les différents épisodes, certaines interactions avec le héros sont pour le moins humoristiques. Envie de contourner un garde ? Une solution consisterait à déposer à terre un magasine coquin afin d’attirer toute son attention et l’inciter à feuilleter quelques pages. Si vous êtes au contraire repéré, vous pouvez vous cacher dans un carton le temps que l’alerte soit levée et que les gardes retournent à leur poste. Je pourrais encore citer pleins d’autres situations de ce genre, elles sont nombreuses …

Une des situations comiques que l'on peut rencontrer durant le jeu (ici : MGS 4)

Une des situations comiques que l'on peut rencontrer durant le jeu (ici : MGS 4)

Si j’affectionne tout particulièrement Metal Gear Solid, c’est aussi parce qu’il propose un genre de jeu qui devient rare de nos jours. On ne parle pas ici de de mitrailleuses lourdes ou de boule de feu, nous sommes bel et bien face à des jeux d’infiltration où la discrétion est primordiale. La rejouabilité est par conséquent énorme, surtout en sachant que vous recevez un grade (et des objets spéciaux) en fonction de vos actions après avoir terminé un jeu (tuer personne, ne déclencher aucune alerte, etc.). D’une manière générale, chaque opus de la saga possède une réalisation au top, que ce soit de la PS1 à la PSP. Des graphismes bluffants à la sortie, des musiques magnifiques, je n’ai pour le moment jamais été déçu.

Pour conclure, la saga Metal Gear Solid fait partie de ces grandes œuvres qui ont marqué l’histoire des jeux vidéo. Que ce soit l’histoire, les personnages ou le gameplay, pour ne citer qu’eux, je suis sous le charme absolu. Les longues cinématiques peuvent être rédhibitoires cependant, je le conçois. Néanmoins, si vous n’avez jamais joué à un MGS, c’est l’occasion de vous y mettre  avec la sortie récente de la compilation HD, qui regroupe MGS 2, MGS3 et MGS : Peace Walker. Même si ces jeux ont déjà plusieurs années derrière eux, je peux vous assurer que le plaisir que l’on prend à y jouer est toujours intact. Il est dommage que MGS premier du nom ne soit pas inclus dans la compilation, il vous faudra débourser quelques euros de plus sur le PSN (uniquement) pour mettre la main dessus et enfin plonger avec bonheur dans l’univers Metal Gear Solid !

 …Vivement un Metal Gear Solid 5 ! ;)

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