Et si on visitait… Les distributeurs automatiques japonais ?

Petit article insolite aujourd’hui, avec la visite des distributeurs automatiques japonais !

Pour commencer, qu’entendons-nous par “distributeur automatique” ? En France, ceux que l’on voit les plus souvent sont des distributeurs de boissons, de confiseries et parfois des cigarettes dans certains bars. La plupart d’entre eux montre soit directement le produit (on les voit “tomber”) ou ne montre que des images.

Au Japon également, il existe des distributeurs, pour la majorité des boissons ou des cigarettes, les distributeurs de nourritures (confiseries, etc.) étant plus rares. En général ces distributeurs montrent un exemple ou une image des marchandises et l’on ne voit pas le produit réel à travers une vitre. Mais la culture des distributeurs n’a rien à voir avec celle des occidentaux, tant ceux-ci sont omniprésents, plus fonctionnels, ou simplement plus gadgets.

Boissons

Il faut réunir quatre 7, pour recevoir une canette gratuite

Les distributeurs de boissons possèdent plus ou moins tous le même aspect, disposant même parfois des écrans sur lesquels sont affichées des publicités. Certaines machines embarquent des fonctions des plus pratiques aux plus étonnantes, comme le paiement par téléphone, la disponibilité d’une carte de fidélité (avec des points qui s’accumulent à chaque achat) ou encore un jeu de slot auquel on peut jouer après avoir acheté une limonade et offrant, si l’on gagne, une nouvelle canette gratuite. Récemment, une des entreprises majeure du marché, Asahi, a même annoncé qu’ils allaient incorporer un routeur dans leur distributeur, afin de proposer un réseau Wi-Fi gratuitement.

Quant aux boissons disponibles, en bouteille ou en canette, il y a souvent quatre catégories au sein d’une machine : les limonades (coca, jus…), les boissons à l’eau (eau, thé…), les boissons énergétiques et les boissons chaudes (café etc.). On peut même retrouver parfois des canettes de Udon ou Ra-men chauds avec des nouilles et de la soupe à l’intérieur !

Cigarettes

Machine avec reconnaissance faciale

Ce sont les distributeurs de cigarettes qui furent les premiers à débarquer sur l’archipel nippone. Pas si étonnant donc que ce soit eux qui sont les plus intéressants, avec des fonctionnalités fascinantes. En effet, depuis peu, les japonais mettent tout en oeuvre pour empêcher aux mineurs d’acheter des cigarettes. Ainsi, les fumeurs sont obligés de posséder une carte appelée “Taspo” (“Tobacco Passport“), délivrée par la commune, pour pouvoir acheter des cigarettes sur ces machines. Mais il existe certains distributeurs où ces cartes ne sont pas nécessaires. En effet, ces engins sont capables d’effectuer une reconnaissance faciale grâce à une caméra intégrée et estime l’âge de l’acheteur. Elle sait ainsi déterminer si la personne a l’âge requis ou non. Quant à sa fiabilité, c’est une autre question…

Riz

Qui dit Japon, dit riz (vive les stéréotypes !). Rien d’anormal que des distributeurs de riz existent donc, même si ils sont souvent présents en campagne et non en ville. Ces distributeurs sont constitués de deux machines, une pour distribuer le riz, et l’autre pour usiner le riz (= processus pour décortiquer et blanchir le riz).

Toujours dans les campagnes, on retrouve une autre méthode de distribution, où les agriculteurs vendent leurs récoltes (fruits, légumes, riz…) en les déposant simplement sur une table disposée dans des petites cabanes, à l’air libre. L’acheteur doit alors payer la somme indiquée dans un panier, pour ensuite prendre le produit. Etant donné qu’il n’y a rien d’électronique, ni même de surveillants, c’est un commerce entièrement basé sur la confiance.

De gauche à droite : le distributeur de riz, la machine à blanchir et la vente libre des légumes (ici, radis)

Gatyapon

Enfant, les distributeurs que j’utilisais les plus souvent étaient certainement les “Gatyapon” et “Carddas“, l’un distribuant des petits jouets et l’autre des cartes à jouer ou à collectionner (Digimon dans mon cas). Contrairement qu’en Occident, les Gatyapon (ou “Gatya”) forment un marché important pour les fabricants et il existe des Gatya de toute sorte, que cela soit des figurines de personnages de dessins animés ou des porte-clefs. Habituellement, les prix varient entre 100yen et 500yen.

Pornographique

Une fois n’est pas coutume, finissons l’article avec les distributeurs aux contenus pornographiques. On retrouve parfois au bord des routes des cabanes noires inhabitées, regroupant à l’intérieur des distributeurs pornographiques. Ainsi, chaque distributeur propose des magazines pornos, des sous-vêtements sexy ou encore des cosplays ! En effet, au Japon il n’est pas rare de retrouver des cosplays dans des magasins adultes. Je vous laisse deviner pourquoi…