Le Tsundere

Le tsundere fait partie des facteurs moe les plus connus dans le monde. C’est donc un terme qui a pris son essor dans le domaine des mangas, animes et light novels. Mais il a cette particularité d’être un moe-zokusei qui se base sur la personnalité et non sur l’aspect physique. Je vous livre ici la définition du « tsundere », un caractère typique d’héroïne des mangas, certainement la plus exploitée aujourd’hui tant son succès est grand. Il y aura également une note sur le « yandere », sa petite soeur.

Commençons donc par son étymologie. Le tsundere est le diminutif de « tsun-tsun dere-dere » où « tsun-tsun » est une onomatopée qui exprime quelque chose de pointu (par exemple, des cheveux qui sont tsun-tsun, ce sont des cheveux avec des piques). Ici, il désigne le caractère d’une personne qui est incisive. Le « dere-dere » est aussi une onomatopée, qui vient du verbe « tereru » (= être gêné).

Définition

Tsundere : comportement d’une fille à posséder une double personnalité, une agressive et une inoffensive qu’elle incarne en fonction de son interlocuteur.

Utilisation

Le tsundere est donc un mot pour qualifier le comportement d’une fille avec son compagnon. En principe, il y a plusieurs types d’héroïnes tsundere dans les mangas/animes/novels (dans la suite, j’entends par “le héros” n’importe quel protagonniste masculin, et pas spécialement le personnage principal) :

  • La fille est répulsive (= tsun) envers le héros au départ, mais finit par être totalement amoureuse de celui-ci (= dere).
  • La fille est incisive envers tout le monde, et nul n’ose s’approcher d’elle, (= tsun) sauf avec le héros, où elle est douce et gentille (=dere).
  • La fille est amoureuse du héros, et pour éviter de se relâcher et lui montrer ses faiblesses, elle se comporte de manière mordante envers celui-ci.

Exemples des personnages Tsundere : Asuka dans Evangelion, Hinagiku dans Hayate no Gotoku !, Taiga dans Toradora !, Shana dans Shakugan no Shana, Mikoto dans la série To Aru etc.

Le tsun (à gauche) et le dere (à droite)

Yandere

Il existe également le Yandere, qui est un néologisme provenant de « yami » (pouvant être traduit par « le ténèbre » ou « la maladie », selon le kanji utilisé) et de « dere » expliqué ci-dessus. Le yandere est un terme qu’on utilisera pour désigner des filles qui sont amoureuses à en devenir folle. Ces héroïnes sont souvent dépressives, et prêtes à tout pour rester près de leur bien aimé. Une vraie psychopathe donc, « sombre » et « malade » à la fois.

Notes

  • On utilise souvent le terme « tsunderekko » pour qualifier les filles tsundere, mais il existe également l’appellation « tsunderella », un jeu de mot entre tsundere et Cindrella (= Cendrillon en anglais). Sauf que contrairement à tsunderekko, tsunderella regroupe aussi bien les protagonistes tsundere que les fans de ces personnages tsundere.
  • Bien que le terme tsundere soit né dans le domaine des « eroges » (jeux adultes pornographiques), on l’utilise aujourd’hui dans énormément de domaine. Par exemple, on peut qualifier une machine de « tsundere » parce qu’elle tombe en panne au mauvais moment. Il existe même des GPS tsundere au Japon, où la voix (du guide) change de personnalité au fil du temps.
  • Ce que l’on recherche dans le tsundere est la différence entre les deux personnalités. Pourtant, à l’origine, les otakus soutenaient les tsundere pour leur évolution psychologique au cours du temps, le passage du côté agressif au côté gentil qui se fait au fil de l’histoire. Pour les puristes donc, la plupart des tsundere que l’on trouve aujourd’hui ne sont pas des vraies, étant donné qu’elles changent de comportement selon leur humeur.
  • Je vois souvent sur le net que Haruhi est une tsundere… Ce que je ne comprends pas car il n’y a aucun « dere » dans les actes de celle-ci. Quelqu’un saurait-il m’éclaircir à ce propos ? 🙂