JV : l’évolution des suites

Certains jeux ont le privilège d’avoir une suite, témoignant en général du succès de la franchise. Certains se sont éloignés du postulat de base au fil des épisodes, tandis que d’autres sont restés fidèles à eux-même. Petit tour d’horizon sur l’évolution de quelques séries d’anthologies qui ont fait les beaux jours du jeux-vidéo.

Tout d’abord, je tiens à préciser que je ne vais pas détailler les séries que je mentionne, car cela mériterait un article entier et il serait cruel de les résumer en quelques lignes, ni m’attarder sur l’évolution des spécificités techniques (musiques, graphismes, etc.).

Commençons tout d’abord avec Mario, le plombier le plus populaire au monde. Il faut savoir que le petit homme moustachu a fait sa première apparition en 1981 sur les bornes d’arcade avec le jeu Donkey Kong. Ce dernier était un jeu de plate-forme en 2D qui vous proposait de sauver une princesse des griffes d’un gorille. Mario était à ce moment-là connu sous le nom de JumpMan et celui-ci était charpentier. Il aura fallu attendre Mario Bros., le premier véritable volet de la série, pour avoir le changement de nom et de métier que l’on connaît aujourd’hui.
Au fil des épisodes, des nouveautés sont apparues pour étoffer la licence, sans pour autant que le genre de prédilection de la série (la plate-forme) ne change. Ensuite, arriva en 1996 la Nintendo 64 et le premier épisode (Mario 64) en 3D ! Le style, très coloré, est toujours de mise et ne coupe pas les ponts avec ses origines.
Depuis, pléthore d’itérations ont envahi les étalages, obligeant Mario à parfois laisser ses outils de plombiers sur le côté pour s’adonner à d’autres activités telles que le karting ou le tennis. Ce n’est pas tout, puisque certains jeux à son effigie ont également troqué la plate-forme pour du jeu de rôle ou des party-game.
Ce n’est pas pour autant que la diversification des jeux Mario a eu un impact négatif sur la série puisque les épisodes, de type plate-formes, connaissent toujours un gros succès critique et commercial.

Toujours dans les grosses franchises Nintendo, nous pouvons prendre le cas de la série The Legend of Zelda. Cette dernière suit à peu de choses près la même ligne directrice que Mario, à savoir un passage (réussi) de la 2D à la 3D. Néanmoins, nous pouvons noter un changement de style graphique pour certains épisodes. Dans The Wind Waker par exemple, nous retrouvons des graphismes en cell-shading alors que la série nous avait habitué à quelque chose de plus mature.
À l’instar de Mario, les jeux The Legend of Zelda s’articulent, dans la très grande majorité des cas, toujours autour du même scénario : sauver la princesse ou encore repousser les forces du mal. Et ça ne risque pas de changer d’ici demain.

Changeons totalement d’univers avec la non moins connue saga Final Fantasy. Celle-ci compte, sans inclure les spin-off, quatorze épisodes sortis entre 1987 et aujourd’hui. La particularité ici est que chaque opus a un style qui lui est propre, rendant la série très hétérogène. En effet, les histoires, les musiques, les graphismes, enfin à peu près tout ce qui fait un jeu, est différent, à l’exception du background qui entoure Final Fantasy, qui garde une certaine cohérence. Cependant, quelques opus ont eu réellement droit à une suite comme Final Fantasy X-2 ou plus récemment Final Fantasy XIII-2.
Comme beaucoup de jeux à l’époque, le passage de la 2D à la 3D fut un tournant décisif. Heureusement, cette mise à niveau s’est soldée par un véritable succès, avec la sortie du septième épisode sur Playstation.
Final Fantasy reste très attachée à ses racines. Malgré les quelques jeux dérivés qui ont vu le jour, nous retrouvons à chaque fois cet aspect jeu de rôle indossociable à la série.

Difficile de parler de suites sans évoquer la série Pokémon, présente depuis 1996 sur le marché des jeux-vidéo avec les épisodes Rouge et Bleu sortis sur Gameboy. Toujours sans compter les spin-off, il faut environ attendre trois ou quatre ans avant de voir débarquer un jeu estampillé Pokémon. La franchise appartenant à Nintendo, tous les opus principaux sortis à ce jour se sont cantonnés aux consoles portables, pour faciliter l’échange, ou le combat, de ces petits monstres entre deux personnes.
Mis à part quelques spin-off ratés, la série a un beau parcours et rate rarement son coup. Chaque épisode enrichit la (longue) liste des Pokémon existant en ajoutant de nouvelles espèces, ainsi que quelques nouveautés annexes comme le combat à deux.

Une autre figure emblématique des jeux-vidéo est Sonic The Hedgehog, mascotte de Sega et rival de Mario. La série a fait ses débuts en 2D sur Megadrive (console 8-bit) et était également un jeu de plate-formes. L’univers est assez coloré et les déplacements du hérisson sont très rapides et donnent réellement une sensation de vitesse. Les épisodes 3D ont, et ont toujours, eu un peu de mal à s’imposer comme référence, dû à de grosses lacunes comme le gameplay, contrairement à Mario qui rafle tout sur son passage. Les spin-off ne sont pas de très bonne qualité, et introduisent des personnages ridicules par moment (Sonic en loup-garou ?). Nous retrouvons même Sonic aux côtés de Mario, son pire ennemi, pour des épreuves olympiques …
Par ailleurs, Sega ne sait pas vraiment sur quel pied danser. Refaire des épisodes 2D ou 3D ? La réponse pourrait se trouver en Sonic Generation, qui propose des phases de gameplay en 2D et en 3D.

Et les jeux de sports ? Difficile de ne pas les mentionner étant donné que chaque année équivaut, en général, à une itération avec son lot de nouveautés. Que ce soit un meilleur moteur physique ou tout simplement des graphismes rehaussés, les jeux de sports tels que FIFA ou encore Top Spin (pour ne citer qu’eux) tentent à chaque cycle de vous rapprocher du terrain en rendant l’action de plus en plus immersive.

Jusque ici je n’ai volontairement pas parlé de la difficulté des jeux. Et pourtant, c’est une des choses qui a le plus changé au cours des années. En effet, les jeux de cette génération sont en général plus faciles que leurs homologues old-school. Certains iront même jusqu’à dire que le mode difficile d’aujourd’hui correspond au mode normal de hier. Pourquoi ce changement si soudain ? Tout simplement par le fait que les éditeurs veulent toucher un public plus large en rendant leurs jeux plus accessibles.
Une partie des joueurs iront trouver une consolation dans les succès/trophées qui vont leur permettre de retourner leurs jeux dans tous les sens, si ils y voient un quelconque signe d’intérêt.